Thèses

En cours - Marc Long

LEMAR, IUEM, Plouzané // School of chemistry, University of Wollongong (Australie)

Sujet : « Production de composés allélopathiques chez Alexandrium sp. »

Directrices de thèse : G. Sarthou, D. Jolley. Encadrants scientifiques : H. Hégaret, P. Soudant.

Débutée le 1er octobre 2015

Mots clés : Alexandrium ; Allélopathie ; Cytotoxicité ; Toxine ; Physiologie ; Caractérisation ; Stress métallique

Les efflorescences de phytoplancton toxique sont reconnues pour leurs effets majeurs sur certaines espèces ou communautés importantes et sur la chaîne trophique qu’elles supportent, entraînant ainsi des changements dans les écosystèmes marins. Ce projet se concentrera sur un dinoflagellé toxique du genre Alexandrium, à l’origine de phénomènes de «marées rouges», présents dans les océans tempérés du monde entier. Ces microalgues produisent des phycotoxines paralysantes, qui sont à l’origine du syndrome de « paralytic shellfish poisoning », qui peut conduire dans les cas extrêmes à une paralysie respiratoire conduisant à la mort. Des études ont aussi mis en évidence la production de composés extracellulaires, indépendamment de la production de phycotoxines. A l’heure actuelle, la nature de ces composés extracellulaires aux effets allélopathiques, cytotoxiques et ichtyotoxiques, ainsi que leur mode d’action ou encore leur fonction restent très mal caractérisés.

En milieu terrestre de nombreuses molécules allélopathiques ont une fonction chélatante pour certains métaux et des études ont révélé la production d’exudats en conditions de stress en métaux par Alexandrium catenella. Ainsi les métaux pourraient jouer un rôle dans la production de ces composés extracellulaires par Alexandrium sp.. De plus, aucune information n’est disponible quant au lien existant entre ces différentes molécules.

Les objectifs de cette thèse sont donc d’identifier les composés extracellulaires responsables des effets allélopathiques (soupçonnés aussi d'avoir une activité cytotoxique, hémolytique, ichtyotoxique, chélatante etc.). Il s’agit également d’évaluer la production de composés allélopathiques et cytotoxiques  d’Alexandrium sp. (en tant que modèle de dinoflagellés) ainsi que les réponses physiologiques et la production de toxines paralysantes face à un stress métallique.

Télécharger Marc LONG_CV_Phycotox_2015.pdf